Le quartier général des soldats du feu du SDIS Gland-Serine doit être agrandi. Il sera flanqué d’une nouvelle tour de formation.
Cela s’appelle faire d’une pierre deux coups. Pour accéder aux panneaux solaires qui devraient prochainement coiffer la caserne de Gland, dont l’extension est soumise à l’enquête publique jusqu’au 9 février, il a fallu prévoir un chemin jusqu’au toit. Tant qu’à faire, le futur escalier extérieur servira aussi à l’entraînement des pompiers.
Cette tour de formation, comme ils l’appellent, ils pourront l’arroser sans risque d’inonder leur quartier général, mais aussi y mener des missions de sauvetage et y tester leur matériel. Pour l’heure, ils comptent sur la collaboration des entreprises et des régies immobilières qui veulent bien les laisser accéder à leurs bâtiments.
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Si les premières ouvrent facilement leurs portes, les secondes se montrent de plus en plus réticentes à l’idée de voir tout ce petit monde se déployer autour des locatifs en fin de journée et le week-end. On l’ignore peut-être, mais la grande majorité des soldats du feu sont des volontaires qui travaillent à côté. Au SDIS Gland-Serine, qui regroupe 106 sapeurs, il n’y a aucun permanent. Les exercices sont donc planifiés en soirée et le samedi matin.
En disposant d’une infrastructure dédiée, l’organisation de ces entraînements devrait s’en trouver nettement simplifiée. Cette extension apportera également davantage de place aux pompiers, plutôt à l’étroit dans leurs locaux actuels.
Un Tetris grandeur nature
«Nous sommes parfois obligés de sortir un véhicule pour pouvoir partir avec un autre», exemplifie le commandant Denis Caboussat. Un Tetris grandeur nature qui ne vaut pas, heureusement, pour les missions prioritaires. «Mais nous avons quand même un manque de place indéniable», remarque le major. C’est bien simple, tous les engins ne tiennent pas à l’intérieur de la caserne, exposant les véhicules d’intervention à des risques de déprédations.
A l’issue des travaux, pour lesquels le Conseil communal de Gland a validé l’an dernier un crédit de 2,1 millions de francs, les sapeurs auront l’espace suffisant pour ranger tout leur matériel, une salle de théorie et une autre de sport, adaptées à leurs besoins.
De quoi être tranquilles «pour au moins dix ans, j’espère même pour une vingtaine d’années», esquisse Denis Caboussat.












